En quoi c’est mon problème en fait ?

Clarifier notre « responsabilité » dans une situation relationnelle, implique d’avoir une aptitude à prendre du recul sur les situations vécues.

Exemples de situations relationnelles qui génèrent des tensions :

  • « En ce moment je travaille avec une personne qui arrive systématiquement en retard à nos rendez-vous ; ça m’agace. »
  • « Ma coloc fait sans arrêt des allusions par rapport au ménage qui serait mal fait (par les autres du coup) ; je sens que je ne vais pas tarder à lui rentrer dedans. »
  • « Je passe des heures au téléphone avec ma meilleure amie pour l’entendre se plaindre ; je me sens obligée de le faire. »

Voici 5 questions à se poser pour clarifier notre « responsabilité » :

1. Est-ce que c’est MON problème ? « En ce moment je travaille avec une personne qui arrive systématiquement en retard à nos rendez-vous. »

Je prends du recul et je me demande si ce que je ressens (de l’agacement) ne me renvoie pas à un vécu personnel, qui fait que le comportement de cette personne active quelque chose chez moi. Par exemple parce que je vis comme un manque de respect le fait que les gens arrivent en retard quand on a un rendez-vous… Et que j’ai peut-être tendance à vouloir tout contrôler. Je commence par nettoyer mes lunettes, et je me dis que la situation me renvoie à un problème qui m’appartient, et que je n’ai pas à projeter mon agacement sur la personne en question.

2. Est-ce que c’est SON problème ? Ayant nettoyé mes lunettes, je m’intéresse à ce qui peut se jouer pour la personne. Je me dis que le comportement répétitif qu’elle a dans la situation illustre le fait qu’elle est en train de rejouer un problème « personnel » qui n’est pas dirigé contre moi (arriver régulièrement en retard).

Je peux soit assumer ma frustration, et laisser le processus se dérouler. En me disant qu’il est urgent de ne rien faire, et de laisser la personne vivre « son » problème. Après tout je ne suis pas sa mère, et elle ne se plaint pas elle-même de ses retards.

Je peux aussi percevoir qu’il est important de renvoyer la personne à sa responsabilité pour des raisons de protection : je la confronte avec bienveillance face à ses retards répétitifs ; et lui renvoie « C’est TON problème », au sens « Ce comportement a un impact pour toi, et il dit des choses que tu as probablement à régler par ailleurs. » : besoin d’attirer l’attention, d’agir dans le stress, etc.

4. Le problème peut encore se situer à un autre niveau. En effet, le comportement de la personne peut être analysé en considérant qu’il est le reflet d’un système relationnel qui ne fonctionne pas de façon optimum (entre le coach et la personne par exemple) : c’est NOTRE problème. Il est alors opportun de faire prendre conscience à la personne concernée que nous avons une difficulté à traiter ensemble.

5. Après avoir balayé les 4 niveaux précédents, je peux en conclure, quelles que soient les réponses aux niveaux précédents qu’il est urgent que j’intervienne. Il s’agit alors de « MON » problème (c’est moi qui décide d’intervenir).

Cette approche a été modélisée par Vincent Lenhardt dans son livre Responsables Porteurs de Sens.

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