Culpabilité : la comprendre et en sortir

J’accompagne des personnes, souvent de jeunes adultes, dans le traitement d’un TOC très spécifique – la dermatillomanie – qui les amène notamment à ressentir énormément de culpabilité : celle de ne pas arriver à contrôler leur comportement. J’ai aussi pu observer que ce sentiment revenait souvent dans le discours de mes clients, et qu’il représente parfois un poids très douloureux.

Le sentiment de culpabilité est souvent irrationnel, basé sur des pensées, des interprétations, des déductions plus que sur des faits concrets.  C’est un ressenti qui mêle la honte, la tristesse, le mépris vis-à-vis de soi-même, et de la colère. Le regard de l’autre, et le regard que l’on porte sur soi jouent un rôle très important.

La culpabilité a aussi une fonction utile ; sans elle la majorité des êtres humains se comporteraient comme des animaux ou des psychopathes ! Elle pose problème lorsqu’elle génère des comportements inadaptés et/ou de la souffrance. Lire la suite « Culpabilité : la comprendre et en sortir »

5 messages qui dirigent nos comportements et influencent nos vies

LES MESSAGES CONTRAIGNANTS OU DRIVERS

Dès l’enfance, un individu se construit au travers des relations qu’il entretient avec les figures parentales (parents, grands-parents, grands frères / grandes sœurs), puis avec les enseignants et professeurs. Ces personnes sont les seuls points de repère pour un tout petit, qui n’a pas de capacité de jugement durant les premières années de sa vie. Ainsi va-t-il intégrer les messages reçus comme étant vrais / justes.

La plus grande quête d’un enfant étant de se sentir aimé par ses figures parentales, il va tout mettre en œuvre pour satisfaire à leurs attentes et recevoir en retour l’amour et la reconnaissance dont il a tant besoin. Les messages et les injonctions fréquemment entendus, vont devenir pour lui « ce qu’il faut que je fasse » et « ce que je devrais faire » (pour plaire à mes parents et obtenir ce dont j’ai besoin). Le processus se fait de manière inconsciente. Lire la suite « 5 messages qui dirigent nos comportements et influencent nos vies »

Quand l’échec nous aide à développer notre persévérance

Nous sommes tous susceptibles de connaitre l’échec. Eviter l’échec à tout prix, c’est s’empêcher de vivre d’une certaine manière ; c’est éviter le risque, la nouveauté, c’est se détourner des projets qui nous tiennent le plus à cœur.

Qu’il s’agisse de coaching ou de thérapie, les personnes que j’accompagne sont souvent confrontées à l’échec. Elles me consultent parce qu’elles ont un défi à relever, un comportement à faire évoluer, une phobie à guérir, un TOC de dermatillomanie, etc.

L’échec devient un problème si on le redoute, car alors on lui prête un pouvoir démesuré sur l’image que nous avons de nous-mêmes, le regard des autres, nos capacités, nos vies mêmes… La représentation que nous avons de l’échec peut nous amener à lui attribuer des propriétés qu’il n’a pas réellement. Lire la suite « Quand l’échec nous aide à développer notre persévérance »

Le cercle d’influence, où comment réduire l’anxiété

En cette période de confinement, vous êtes nombreux à me partager vos préoccupations. Et quoi de plus normal en ce moment que d’avoir le cerveau accaparé par des sujets qui constituent une sérieuse source d’anxiété :

  • « Comment allons-nous sortir de cette crise ? 
  • Quel va être le niveau scolaire de mon petit garçon qui a déjà des difficultés ?
  • Est-ce que l’entreprise qui m’emploie va se remettre de cette catastrophe ?
  • Pourvu que mon père, qui est en EHPAD, ne tombe pas malade… »

Dans son livre, “les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent”, Stephen R. Covey aborde une théorie très intéressante, selon laquelle notre énergie et notre temps sont occupés soit à des choses qui nous échappent, soit à des choses sur lesquelles nous avons le pouvoir d’agir. Et vous allez voir que la manière dont vous investissez votre énergie psychique produit un effet plus ou moins positif sur votre bien-être… Lire la suite « Le cercle d’influence, où comment réduire l’anxiété »

Une précieuse clé pour mieux vivre vos émotions

Que pensez-vous du fait d’avoir des émotions ? Faites-vous partie des personnes qui préféreraient ne pas avoir d’émotions négatives, de celles qui aimeraient pouvoir maîtriser leurs émotions ? Ou bien considérez-vous que d’avoir des émotions, c’est être vivant ? Ou encore autre chose ?!

Dans notre enfance nous sommes nombreux à avoir entendu des phrases telles que :

phrases émotions 3

Notre éducation émotionnelle s’est souvent limitée à ce qui était acceptable ou non au sein de notre famille et à l’école. L’enfant que nous étions a vécu ses émotions du mieux qu’il pouvait. Il en a tiré des conclusions, à propos de ce qu’il ressentait, et à propos de la manière dont il manifesterait ses émotions en grandissant : Lire la suite « Une précieuse clé pour mieux vivre vos émotions »

Comment se détacher des jeux psychologiques ? (2)

Dans l’article précédent il était question des jeux psychologiques et du triangle de Karpman.

Connu également sous le nom de triangle dramatique, il reflète les trois rôles joués dans un jeu psychologique : le Persécuteur – le Sauveur – la Victime. Dans une relation, lorsque l’un des protagonistes opte inconsciemment pour un rôle du triangle dramatique, les réactions de l’autre protagoniste se déclenchent automatiquement à partir d’une position différente dans le triangle. C’est ainsi que vous pouvez vous retrouver pris de manière involontaire dans un échange ou une relation qui va vous laisser une sensation négative ou de malaise.

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Et vous, à quels jeux psychologiques jouez-vous ? (1)

Marion manque de confiance en elle. Au moindre doute elle demande l’avis de son entourage. Le problème c’est que les autres en sont venus à lui dire ce qu’elle doit faire et ne pas faire, ceci pour tout un tas de sujets qui touchent à sa vie professionnelle et personnelle. Par moment Marion sature complètement et se fâche contre « les autres ». Elle leur dit « C’est bon maintenant, je suis grande, je sais ce que j’ai à faire ! Alors arrêtez de me dire ce qui est bon pour moi ou pas ; d’ailleurs je ne vous dirais plus rien !! ». Et elle part fâchée, laissant ses amis ou ses parents stupéfaits de sa réaction. Certains ressentiront à leur tour de la colère vis-à-vis de Marion. Quant à elle, une fois qu’elle sera calmée, elle ressentira de la culpabilité. [D’autres exemples de jeux au format vidéo en bas de l’article]

Le concept des jeux psychologiques vient d’Eric Berne, psychiatre et fondateur de l’analyse transactionnelle. Derrière cette théorie se trouve une réalité bien ancrée, qui en dit long sur notre façon d’être en relation avec les autres, et sur la psychologie des personnes impliquées. Lire la suite « Et vous, à quels jeux psychologiques jouez-vous ? (1) »

Gérer les messages positifs ou négatifs que nous recevons

Par Jacques Salomé.

Nous recevons de la part de notre entourage proche ou moins proche, de nombreux messages que nous pouvons classer en trois catégories.

  • Des messages verbaux ou non verbaux positifs, c’est à dire des mots ou des attitudes qui nous stimulent, des paroles ou des gestes bienveillants qui nous font du bien, qui confirment la confiance, l’estime de soi et même l’amour que nous pouvons avoir envers nous-mêmes. Amour non pas narcissique ou égocentrique mais amour de bienveillance, de respect envers notre propre personne. Par exemple une caresse, un compliment, un mot amical ou d’amour.
  • Des messages négatifs, qui peuvent nous inhiber. Des messages à base de dévalorisations, de disqualifications, qui vont semer le doute en nous, blesser l’image que nous avons de nous-mêmes, nous paralyser et trop souvent entretenir des auto-privations, dans le sens où nous allons nous interdire soit de parler, soit de faire et ainsi d’utiliser à minima nos ressources. Par exemple « Tes idées sont rarement bonnes…», « Les chiffres, ce n’est pas ton fort… », « Tu n’avais pas dit que tu ferais un régime ? », etc.

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Réagir ou bien agir face aux situations

La méditation pleine conscience part du principe que les expériences que nous vivons sont de nature fluides et changeantes. C’est l’idée que tout change, que tout est impermanent : une pensée ne s’attarde pas dès lors que l’esprit ne focalise pas dessus, un sentiment passe dès lors que le mental ne s’y agrippe pas pour y ajouter questions et inquiétudes, nos relations changent à chaque instant, etc.

Selon la philosophie bouddhiste, nous sommes aptes à réaliser que ce que nous considérons comme « acquis, solide, sur » n’est pas une « chose »* mais une expérience.  * ma douleur, ma pensée, mon émotion, ma conviction, etc. Lire la suite « Réagir ou bien agir face aux situations »

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