La thérapie

Je pratique la thérapie individuelle, la thérapie de couple et la thérapie en groupe.

Difficultés et troubles pris en charge

Troubles anxieux

Les troubles anxieux regroupent divers troubles en lien avec une anxiété excessive et difficile à gérer. Ils se manifestent de façon très variable.

Il peut s’agir d’attaques ou de crises de panique, de phobies, de troubles anxieux généralisés. Ils font partie des troubles mentaux les plus fréquents.

Si l’anxiété ponctuelle est normale, les personnes atteintes de troubles anxieux sont aux prises avec une anxiété excessive, persistante, qui affecte leur qualité de vie.

Les thérapies telles que les TCC, la pleine conscience ou encore la thérapie ACT ont prouvé leur efficacité dans le traitement de la dermatillomanie.

Troubles liés à des traumatismes ou des facteurs de stress

Les troubles associés à un traumatisme ou au stress sont dus à l’exposition à un événement traumatique ou stressant.

Bien que la dépression et l’anxiété soient souvent prédominantes, les personnes présentant un trouble associé à un traumatisme ont souvent une grande variété de symptômes qui peuvent ne pas sembler clairement liés à l’événement traumatique.

Les approches telles que l’EDMR et l’EFT se sont avérées très efficaces dans le traitement des troubles traumatiques.

Troubles de personnalité

Les troubles de personnalité correspondent à des modes de perception, de réaction et de relation envahissants et durables. Ils sont responsables d’une altération significative du fonctionnement global de la personne.

Les troubles de la personnalité sont très variables dans leurs manifestations, mais tous sont susceptibles d’être provoqués par une association de facteurs génétiques et environnementaux.

Avec l’âge, bon nombre d’entre eux régressent progressivement, mais certains traits peuvent persister.

Dermatillomanie

Ce trouble se caractérise par le triturage et/ou grattage impulsifexcessif et répété de la peau induisant des plaies, des lésions de la peau.  Pendant des périodes de tension, d’anxiété ou de stress, les personnes présentent le besoin irrépressible de triturer, presser ou gratter la peau. Le dermatillomane reste devant le miroir, à gratter et/ou à triturer sa peau ; ces impulsions s’apparentent à des crises pouvant durer de plusieurs minutes à plusieurs heures par jours, quel que soit le moment de la journée (du lever au coucher, mais également la nuit).  

Les zones grattées peuvent être : le visage, le dos, le cuir chevelu, les bras, les jambes, la poitrine, les épaules, la nuque, le cou, les fesses…

Les thérapies telles que les TCC, la pleine conscience ou encore la thérapie ACT ont prouvé leur efficacité dans le traitement de la dermatillomanie.

Difficultés de régulation émotionnelle, hypersensibilité

La dysrégulation émotionnelle fait référence à la difficulté de gérer des émotions intenses ou douloureuses. Une fois troublée par un événement bouleversant, une personne ayant des difficultés à maîtriser ses émotions peut commencer à imiter des comportements paraissant extrêmes, malsains ou disproportionnés par rapport à la situation. Voici certaines façons dont les personnes réagissent lorsqu’elles rencontrent des difficultés à moduler les émotions intenses :

  • Éclats colériques
  • Actes impulsifs
  • Comportement agressif
  • Comportement passif-agressif
  • Automutilation
  • Menaces ou gestes suicidaires
  • Pleurs, cris, hurlements
  • Création de conflits ou de chaos

Les approches telles que l’EDMR et l’EFT s’avèrent très efficaces dans les processus de régulation émotionnelle.

Difficultés relationnelles

Le fait d’avoir des difficultés relationnelles est très souvent lié à notre équilibre psychique : besoin de se sentir compris, accepté, respecté, soutenu, aimé, etc. Autant de ressentis qui participent à notre bien-être, ou à notre mal-être lorsqu’il y a une carence.

Notre histoire de vie, notre mode de fonctionnement, nos traumatismes affectifs ou relationnels, font qu’il n’est pas aisé pour tout un chacun de nouer des liens de qualité.

Les difficultés relationnelles peuvent apparaître dans les liens amoureux, familiaux, amicaux mais aussi dans les relations professionnelles, le rapport à la hiérarchie. Il peut s’agir de tensions récurrentes dans la relation aux autres, ou bien de difficultés à s’affirmer, à exprimer son désaccord, son désir, ou encore d’une adaptation excessive pour plaire aux autres.

Victimes de pervers narcissique

La perversion narcissique est une pathologie du lien. Les conséquences psychologiques sur les victimes de manipulateurs et de Pervers Narcissiques sont graves.

Tout commence le plus souvent comme une belle histoire d’amour… Mais assez vite, la personne qui paraissait idéale se révèle être manipulatrice, menteuse, égocentrique et menaçante. Le pervers narcissique obéit à une logique de bourreau faisant de sa « proie » une victime.

Les victimes, moralement affaiblies, mettent souvent longtemps avant de se rendre compte de cette manipulation affective et surtout de réaliser qu’il s’agit bien de violence, même si elle est psychologique et non physique.

Les pervers narcissiques ne sévissent pas que dans les relations amoureuses : ils peuvent faire des victimes au travail, dans leur entourage familial ou amical….


« Le principal rôle du thérapeute est d’aider le patient à éliminer les obstacles à sa croissance personnelle et à son bien-être. »

Irvin Yalom


La thérapie de couple

Dans quel cas envisager une thérapie de couple ?

Il est temps d’envisager une thérapie conjugale dans les cas suivants :

  • Les situations conflictuelles deviennent régulières,
  • La communication est devenue difficile, voire impossible,
  • Il existe une perte de désir d’un côté, de l’autre ou des deux,
  • La souffrance et l’incompréhension résument la vie actuelle du couple.

Lorsque les efforts de chacun ne permettent pas de revenir à une situation harmonieuse, c’est qu’il est temps de se faire aider par un professionnel.

Une thérapie peut également être utile lorsqu’il n’y a pas de conflit, pas de tension, mais plus aucun partage, pas de projet de couple ; et que cela crée de la frustration pour l’un, l’autre ou les deux.

Cela peut sembler curieux, mais le processus de séparation peut également être accompagné par un professionnel : se détacher peut être difficile, voire sembler impossible affectivement. Certains couples ne s’entendent plus du tout, et veulent tout mettre en œuvre pour se séparer « au mieux », sans guerre, sans blessures inutiles.

7 situations courantes dans les problèmes de couple

1- Une relation déséquilibrée, voire toxique : la fusion, la dépendance affective, l’emprise, le syndrome du Sauveur

2- Le refus de la différence

3- Une communication défaillante, voire violente

4- Le projet de couple : manque de projet de vie à deux ou en famille – insécurité quant à l’avenir

5- L’intimité : le désintérêt, la paresse – le manque de sexualité

6- Un conflit de valeurs : valeurs familiales, rapport à l’argent, religion, belle-famille, etc.

7- La trahison, l’adultère

Comment se déroule une consultation de couple ?

Lors de la première rencontre, le thérapeute cherche à comprendre la dynamique du couple, c’est-à-dire ce qui caractérise son fonctionnement dans le présent. Chaque conjoint exprime ses difficultés, mais aussi ses besoins, ses attentes par rapport à la relation (et non par rapport à l’autre*).

Le thérapeute observe les interactions, le ton, l’attitude, les réactions, s’il y a de l’écoute, du respect. En début de thérapie, il est souvent bienvenu de travailler la communication : comment écouter la parole de l’autre, même si cette parole m’irrite ou m’attriste.

* En effet dans la thérapie de couple, l’objet de la thérapie est la relation, le lien que les deux conjoints établissent. L’objet de la thérapie n’est pas l’un ou l’autre des deux conjoints. C’est la relation qui est souffrante, c’est l’harmonie de la relation, en tout cas un équilibre satisfaisant qui est visé (si tel est le souhait du couple qui consulte).

Les rencontres ont généralement lieu toutes les deux semaines. Il est possible d’avoir des exercices à faire à la maison entre deux consultations, pour mettre en pratique les conseils du thérapeute.

S’il estime que cela peut être utile au couple, le thérapeute peut également suggérer un suivi individuel à l’un, l’autre ou les deux membres du couple. Il arrive que les enjeux impactent aussi les enfants. Le thérapeute peut alors recommander un travail de thérapie familiale. La majorité des professionnels qui proposent la thérapie conjugale proposent aussi la thérapie familiale.

Quel est le rôle du thérapeute dans une thérapie de couple ?

Le thérapeute n’est pas là pour donner son avis sur les agissements de l’un ou de l’autre. Sa posture est neutre, ses interventions dénuées de jugement, pour permettre aux conjoints de verbaliser leurs ressentis et leurs opinions dans un climat de confiance.

C’est lui qui veille à ce que chacun ait un droit de parole – si possible égal. Il est là pour aider le couple à travailler ensemble, et à retrouver une capacité de dialogue en quittant la spirale des reproches.

Il faut être deux pour danser. Chacun a sa part de responsabilité dans ce qui se passe / ou ne se passe pas au sein du couple.

Combien de temps dure une thérapie de couple ?

La durée de la thérapie varie selon la situation, l’objectif du couple, et sa capacité à « s’accrocher » dans un processus d’évolution à deux. Parfois, quelques séances suffisent pour rétablir le dialogue et améliorer la situation. Mais cela peut être aussi beaucoup plus long. La démarche peut durer plusieurs mois ou plusieurs années.

La thérapie de couple est-elle efficace ?

Les deux conjoints doivent avoir la motivation de s’engager dans un processus d’évolution, de reconstruction du lien. Le succès d’une thérapie conjugale dépend en grande partie de la volonté du couple de rebâtir quelque chose ensemble.

Lorsque le couple est allé trop loin dans la blessure réciproque, ou si l’un des deux conjoints a trop changé, la thérapie peut aboutir au constat que c’est la fin de la relation. Dans ce cas le travail du thérapeute peut consister à aider les deux conjoints à se séparer, si tel est leur souhait bien entendu.

La thérapie de groupe

Pourquoi faire de la psychothérapie en groupe ?

La thérapie de groupe représente un formidable accélérateur du travail de psychothérapie.

Estelle travaille en thérapie individuelle depuis près d’un an. Après avoir exploré les origines de son anxiété sociale, son thérapeute lui propose d’intégrer un groupe de thérapie pour travailler son estime de soi, et gagner en aisance dans les interactions : comment est-elle perçue, comment gérer son stress au sein d’un groupe, comment gagner en aisance dans les interactions, laisser tomber le masque, etc. Estelle a conscience qu’elle n’est pas la seule à souffrir de ce problème ; elle le constate concrètement au contact d’autres participants du groupe de thérapie. Au travers de leurs propres vécus et personnalités, les autres lui montrent diverses manières de vivre les points qui lui posent des difficultés au quotidien. Elle se rend compte que sa participation au sein du groupe lui permet d’approfondir encore sa connaissance d’elle-même, et de vivre des expériences relationnelles qui lui font développer de nouvelles compétences. Le tout dans un environnement sécurisant et bienveillant.

Parmi les différentes formes de thérapies, la thérapie de groupe est un moyen très efficace de travailler sur soi et de résoudre un certain nombre de difficultés.

Il faut dire que nous sommes confrontés à des situations de groupe toute notre vie : la famille, l’école, le travail etc. Une majeure partie de notre vie se déroule à travers des interactions ; cela peut sembler aussi banal qu’angoissant : pour de nombreuses personnes, affronter le regard de l’Autre n’est pas quelque chose de facile.

Quels problèmes travailler en thérapie de groupe ?

Cette forme de thérapie consiste à faire travailler ensemble plusieurs personnes qui ont des problématiques communes. Par exemple l’anxiété sociale, les relations toxiques, la dépendance affective, une communication difficile au sein du couple, de la famille, un manque d’estime de soi, une tendance à la dévalorisation, un profond sentiment de solitude, etc.

Comment fonctionne la thérapie de groupe ?

Pendant les séances de groupe, un processus se met en place au niveau conscient et inconscient entre les participants ; ce processus a une influence thérapeutique sur chaque individu. Chaque membre du groupe se rend compte qu’il n’est pas seul avec son problème, et que d’autres ressentent les mêmes choses. Chacun se sent entendu, compris. Le groupe devient une ressource provisoire, une force qui permet à chaque participant de développer ses propres ressources et son autonomie.

Pendant le travail en groupe, je peux entendre une personne s’exprimer et me dire « Je ne suis pas comme ça, cela ne m’arrive pas… » ; et à un autre moment me dire « Je suis comme ça moi aussi ». Le travail est très encadré par le.s thérapeute.s, de manière à ce que chacun se sente en sécurité, et en même temps laisser l’espace à l’expression de chacun, à la mise en place de comportements nouveaux ; le tout dans un environnement rassurant.

3 notions essentielles à la thérapie de groupe

Le feedback : Dans un groupe de thérapie, chacun peut mieux cerner l’impact qu’il/elle a sur les autres à travers ses actes, ses mots, son attitude. Le feedback émis par le groupe – de manière bienveillante et constructive – permet ensuite à chaque participant de faire évoluer les éléments qu’il/elle souhaite pour améliorer sa communication ou son relationnel.

La confiance : Elle constitue le socle du travail en groupe. Il n’y a pas de travail thérapeutique efficace sans confiance. C’est par l’installation d’une confiance entre les participants que ceux-ci peuvent faire grandir leur confiance en soi, leur confiance en l’Autre.

L’ « ici et maintenant » : Le travail de groupe crée des interactions entre les participants. L’un des plus grands apprentissages de la thérapie de groupe porte sur le fait de développer sa capacité à s’auto observer, à observer les autres, la situation ; et à prendre de recul sur ce qui est en train d’arriver. Par exemple « Je constate que l’attitude d’Estelle aujourd’hui me crée de l’agacement ». Les thérapeutes vont me guider pour que je comprenne ce qui, dans l’attitude d’Estelle, crée de l’agacement en moi et parle de ma propre histoire. Par exemple « Je ne supporte pas les gens qui se plaignent, car mon adolescence ne m’a pas laissé la possibilité de me plaindre ; il a fallu que j’avance ».

Qui peut participer à une thérapie de groupe ?

De manière générale, il est préférable d’avoir déjà mené un travail sur soi ; que ce soit en thérapie ou à travers d’autres approches. Le ou les thérapeutes proposent le travail de groupe à des personnes qui pourront en tirer bénéfice, et aussi celles qui pourront avoir une influence « utile » sur d’autres participants dans le groupe.

N’hésitez pas à vous renseigner ! ✨

Mise à jour : 04/08/2025

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